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Le temps venu.

Très belle toile de l'artiste peintre québéçois

André Julien

que vous découvrirez

 
 
 

Te rappelles-tu quand t'étais "Game"?


C'était avant Internet, avant les PC, le Mac, Super
Nintendo...Avant le disco et le McDo

Je parle des bouquets de pissenlits.
Du bonhomme sept heures.
Du magasin du coin.
Du ballon-chasseur.
Des cerceaux. Des bolos.
Des lèvres de cire rouge.


D'un million de piqûres de moustiques.
Des mitaines mouillées.
Des combats d'oreiller.
Des sièges banane et des poignées ''Mustang".
Des pupitres qu'on nettoyait à la fin de l'année.
De la voix de ta mère lorsque ton oreille
était contre sa poitrine.


Des effluves de parfum à
travers les manteaux des"Ma tante" en visite.
Je parle de quand prendre de la drogue voulait dire
croquer une aspirine rose.


De quand le coin de la rue semblait loin et le centre
ville l'autre bout du monde.
De quand personne n'avait un chien de race.
De quand un vingt-cinq cents était une allocation
raisonnable, et un autre, un miracle.

De quand les filles n'embrassaient pas
avant la fin du secondaire.
De quand n'importe quel parent pouvait discipliner
n'importe quel enfant, ou lui demander de porter des sacs d'épicerie, et personne,
pas même les enfants,

ne trouvait à redire contre ça.
De quand on se baignait assez longtemps pour avoir les lèvres bleues.


De quand les décisions étaient prises en
faisant«1,2,3,4,
ma tite vache a mal aux pattes."
De quand la chose la plus grave qu'on pouvait attraper du
sexe opposé était un feu sauvage.
De quand avoir une arme à l'école, ça voulait dire se
faire attraper avec un tire pois.


Je parle de regarder les dessins animés le samedi matin.
De jouer à la cachette au crépuscule.
D'acheter des bonbons avec des bouteilles vides.
De veiller sur le balcon en pyjama après avoir pris son bain.
De courir à travers l'arrosoir.


De construire des forts dans des bancs de neige.
De marcher à l'école, quelque soit la température.
De sauter sur le lit.
De tourner sur soi-même jusqu'à devenir étourdi.


De manger de la poudre de Kool-aid dans des pailles en papier.
La pire humiliation était d'être choisi le dernier dans une équipe.
Les ballons d'eau étaient armes ultimes.
Les cartes de joueurs de hockey, un outil d'échange redoutable.


Les catalogues Sears faisaient office de magasins.
Les éraflures étaient guéries par un bisou.
Si tu peux te rappeler tout ça, alors tu as pleinement

VÉCU ton enfance!

 

T'ES PAS GAME!!! T'ES PAS GAME!!! T'ES PAS GAME!!!

Que ça rappelle des souvenirs.!!!!!!!!!!!!!!!


Merci ma cousine Rolande de m'avoir fait revivre ces bons moments de mon enfance.

Ça fait du bien de revenir aux sources de temps à autres.

 

** Ce texte venait en tout premier lieu de

Chez Maya

que je remercie d'avoir accepté de le partager..

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