Mélancolie
Pour que soit douce l'agonie,
de nos désirs vieux d'un printemps,
fais de mensonges étonnants
aux accents desquels on oublie.
Chante tout bas la litanie,
des mots qui dans les nuits d'avant,
au rythme de baisers savants,
disaient m'aimer toute la vie.
Ment ! de ta voix profonde et claire,
pour qu'à l'heure crépusculaire,
où la lune à des airs charmants
notre amour à l'apothéose,
meure parmi toutes ces roses,
bercé par tes faux serments.
Léo Nyssen