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En
allant voir le médecin que je devais consulter toutes
les semaines à mon travail, j'ai
rencontré un bénévole qui savait que je voulais
adopter un petit
chien.
Il
me dit;'' Jen ai justement un à te donner, je ne
peux plus le garder''. Je le remerciai mais je lui expliquai que je ne voulais
pas nimporte quel
animal, que je devais le choisir et que nous devions nous
plaire lun lautre car cétait un ami que
je cherchais
.
Le soir, ça sonne et il arrive avec le fameux chien, sa
lesse et son petit plat.Je
suis surprise car il me semble que jai été
claire
mais lui est tout content de son coup.
Au départ ce nest pas du tout ce que je recherche,
je veux un Lhassa Apso ou un Bichon, celui-ci
a le poil court et une queue en tire bouchon,
vraiment pas ce que je veux. Mon mari se met à lexaminer et dit : '' Ça
va faire un beau chien, cest
une belle grosseur'' et il ajoute qu'il en a déjà eu un semblable dans son enfance.
Comme ça fait des semaines que jessais de lamadouer, je consens à garder le chien en essais,
il sappelle Scott, cest un mélange de Poméranien et d'Épagneul.Il
a quatre mois.

(Ici
ça fait quelques mois qu'il fait parti de la famille.)
Il est supposé être propre et aller faire ses besoins
sur un journal mais non il samuse avec et va un peu partout.Le premier matin mon mari se lève comme à d'habitude à 4 heures 45 et
juste à coté de son lit, vous savez quoi
naturellement il
est en maudit et part de mauvaise humeur.
Je passe la journée à essayer de faire comprendre quelque
chose à ce petit chien qui me regarde avec de grands
yeux tristes, presque aussi tristes que les miens.
Le soir mon mari va prendre une marche avec lui en pensant quil
va lui faire prendre de bonnes habitudes mais le lendemain matin,
la même chose se produit
et il met le pied dedans.
Là, cest la crise et il part enragé en disant
que tout lui tombe sur
le dos et quil a son voyage et tout cela en sacrant. Moi je pleure comme une Madeleine
.j'ai passé une
partie de la nuit a surveiller Scoot et je suis épuisée.
Vers
9 heures jappelle une animalerie et dit quaussitôt que
je suis assez forte pour me lever je vais aller lui porter un beau petit chien
''Non monsieur je vous le donne
''
Le téléphone sonne quelques minutes plus tard, cest
mon mari qui regrette sa sortie
et qui me demande des nouvelles de notre pensionnaire. Je lui apprends alors quil ne sera probablement pas ici
à son retour
et lui explique ma démarche
Il
me dit vouloir lui donner une autre chance et
faire coucher Scott dans le garage, comme cela nous pourrons dormir
en paix et sil y a des dégâts, hé bien, facilement nettoyables.
Cest donc de cette façon que mon meilleur compagnon
est entré
dans notre vie.
Quelques jours plus tard, il avait très bien compris le message et
ne nous a jamais fait de misère.
Si vous saviez comment ce petit paquet damour ma aidé
à
me sentir en vie, il passait ses journées bien couché
dans
mon dos à me réchauffer et tant que jétais
dans le lit, il
y était aussi.
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Je suis un peu loin de la FM et FC mais je voulais vous démontrer
comment nous sommes fragiles sur tous les plans. Pour
moi ça été cela, pour vous, ça peut
être une autre chose qui
vous apporte vraiment un mieux être.
Dans le rapport du fameux psychiatre que la lassurance
avait mandaté, javais parler de Scott, en autre ,car
il me demandait comment je passais mes journées. Dans
le rapport il a mentionné que je ne vivais que pour mon chien,,,,Ça
se peux tu
Dire que ce sont eux qui décident de la direction de
la balance de notre vie professionnelle
Javais
réussi à mettre la main sur son rapport, je
lisais cela et je nen croyais pas mes yeux. Je me demandais comment on pouvait me laisser en liberté après un tel jugement. Dans
lespace de 45 minutes il avait vu que jétais maniaco-dépressive,
obèse, dans ce temps là 120 livres, en
amour avec mon chien et me cherchant continuellement des maladies
ce sont les grandes lignes dont je me souvienne.
Aujourdhui, jy repense, cest peut être
lui qui a convaincue mon assurance
de maccepté (;-))
Afin de retrouver de la motricité dans mes mains
et mes bras, on mavait conseillé de faire de lergothérapie. Jai étudié la documentation en pensant:''
Je vais m'en faire moi, des
exercices.'' Je
me voyais très mal faire lallée et retour
quelques fois
par semaine pour faire quelques exercices,
boutonner des boutons, ramasser de petites choses par terre. ect.
Jai demandé en cadeau une machine à
coudre me disant que
je pouvais faire bien des exercices tout en mamusant, il
ne sagit que dêtre motivée.
Je me suis acheté du très beau tissu, très
cher pour mes moyens, près de $ 60 le mètre, ça prenait trois mètres. Jai aussi acheté un patron trop grand pour moi.
La vendeuse me dit:'' Vous devez être une bonne couturière pour coudre dans du velours coupé.''je
lui répondis, que non je ne savais pas coudre
.surprise,
elle m'a regardé dun drôle
d'air.
Je savais que si je prenais du tissus de moindre qualité
je ne ferais probablement pas aussi attention. Comme je navais pas les moyens de m'en acheter dautres, si
je voulais avoir une robe neuve pour les fêtes. je
me devais de réussir mon coup.
Avec le patron, je devais prendre des mesures et diminuer
aux bons endroits car je ne suis pas grande. Tout
tailler comme il faut. Ensuite
planifier pour couper sur le tissus afin quil ny aie pas de perte inutile.
Ça faisait de plus travailler ma matière grise et je devais vraiment me casser la tête pour trouver des solutions.
Des fois jétais pas mal mêlée. Une
journée entière jai cherché le nom
de mon chien, J ai rencontré ma filleule, je savais que je le connaissais mais
je ne savais pas du tout qui elle était
Combien
de fois je partais pour aller quelque part et jarrêtais en
chemin pour vérifier dans mon agendas ,que je continuais
de remplir,
afin de connaître mon but..
Au sujet de la couture, juste le fait de prendre des aiguilles
pour
fixer le patron me demandait tellement de contrôle sur
moi que de travailler une dizaine de minutes était le maximum.
Je devais tout laisser et aller me coucher 3 ou 4 heures.
Je travaillais le plus souvent assise par terre au deuxième étage où je pouvais tout laisser traîner aussi
longtemps que
je voulais. Assise je pouvais persister plus longtemps car debout,
je
navais aucune résistance.
Pour coudre alors, ça nallait pas tellement mieux
car javais souvent de la misère a mettre
mes idées en place. Je ne réussissais jamais à bien faire du premier
coup et je devais défaire dix ou douze fois une couture qui
nétait pas droite
ou une couture qui n'était pas du tout sur le bon sens.
A
ce train là ça ne va pas vite. Mais je suis tenace et je ne mavoue pas facilement vaincue. C'était mon premier morceau , au bout de quatre mois je pouvais mettre
avec plaisir le petit costume que je métais fabriqué. Il me restait un peu de tissus pour faire des sacs à souliers à mes amies pour Noël.
suite....