Françoise...le
5 mai 2003
Ma
chère Will
Les
mots ne peuvent exprimés le sentiment de joie, douleurs,
enfin toutes les émotions que j' ai ressenti en te lisant.
J'
ai lu ton histoire et c' est moi ! j ai pleuré. Tu m' as
fait revivre des moments que même si je voudrais oublié
c' est impossible surtout les abus médicaux, les employeurs,
les psy et compagnie, enfin toi je te lève mon chapeau, je
t' aime au bout et je te souhaite le meilleur sur cette terre.
Voila
mon histoire,
j ai 52 ans et mère de 2 fils 24 et 26ans. Comme vous on
a diagnostiquer FM et FC en 92 suite à un accident de travail
incluant commotion cérébrale mineure, entorse cervicale
C5, C7, entorse lombaire, bursite et tendinite chronique, céphalée
et j'en passe.
Suite
à des traitements de physiothérapie qui n' ont rien
donné sauf me donner plus de douleurs car les étirements
étaient si douloureux qu 'en revenant chez moi je devais
prendre les deux autres journées au lit pour récupérer
pour enfin retourner encore en physio.
La compensation ne voulant déboursé pour aucun autre
traitement j' ai du accepter ceux ci sinon je devais retourner au
travail dans une condition lamentable, dont personne ne mérite
de vivre.
Une
multitude de docteurs, qui tous m' ont déclaré dépendante
passive et dépendante agressive, maniaco.. bla bla, avec
des pilules en quantités industrielles.
Aucun
employeur ne voulait de moi, ça, ce fut un choc car c' est
là que j 'aillais puiser mon soutien, l' amitié, de
la reconnaissance pour un travail bien accompli.
Chez
moi ,mon couple ,il faut le dire vite, tenait par un fil, j' étais
soutien de la maison car mon mari, bien lui voulait être sans
patron et travaillait quand ça lui plaisait, alors tout revenait
sur moi.
A cause de cette maladie si mal diagnostiquée, j 'ai du manquer
des activités sportives de mes fils, eux en ont souffert
terriblement de voir une mère malade.
Comment leur expliquer à eux qui ont 6 et 8 ans que je ne
peux pas les suivre, que je ne peux pas conduire la voiture, et
que leur père bien lui est ailleurs, pas de job mais disant
toujours qu' il avait un rendez vous.
Pas de stress, me disait le docteur, c' est meurtrier dans ta condition,
voila les factures qui s' empilent et en plus j' ai du me battre
avec cette machine qu' est la compensation pour gagner ma cause.
Un jour, j' ai du me présenter devant le tribunal qui comprenait
4 hommes qui avaient eut en main la décision a prendre sur
mon avenir.
Durant
le témoignage de mon médecin qu' ils ont accepté
d'entendre, après c' est comme s' ils se foutaient de ma
gueule. Alors je me suis levée toute fière mais j
avais peur mais c' était ma dernière chance .
Je
les ai regardé droit dans les yeux et leur ai demandé:
"messieurs, qui de vous désire me ramener à la
maison ce soir? Chez vous, oui vous avez bien entendu....alors tous
ils se sont regardés stupéfaient.
Moi je me suis mise a parler sans arrêt leur disant, alors
toi tu t'attends d 'avoir un souper sur la table quand tu vas entrer
du boulot, bien chez moi il n'y en a pas; je ne suis pas capable
d' en faire la plupart du temps.
Et toi, tes beaux habits tu aimerais bien que je les porte au nettoyeur,
bien non, tu vois c' est quasiment impossible pour moi de conduire.
Et
toi ,tu aimerais peut être faire l' amour ce soir, bien non
, moi pas capable, j' ai mal partout, pas à la tête,
cher monsieur, mais partout.....
Je
dois te dire qu' ils se sont tous fermés la grande gueule
et là le président m 'a dit:" madame vous n avez
jamais pensé a faire une rechute, aller remplir un formulaire
et faite une demande pour dépression, ce fut sa réponse.
Enfin tout ça et plus encore pour dire que oui, j' ai gagné
après presque 10 ans de bataille médicale, juridique
sans avocat. Je me suis défendue seule, j' ai gagné
ma pension d' invalidité mais en fait ils m' ont eut, tu
sais car j' y ai laissé encore le petit morceau de santé
qui me restait.
Gardez courage, suicide est un mot courant de notre vocabulaire.
Mes gars m' ont fait comprendre que même avec l' argent des
assurances ,ils aimaient encore mieux que je sois présente
dans leur vie, car ils disent notre père est absent, bien
que malade ou pas, rien ne peut te remplacer
Alors
je les crois, pour combien de temps je ne sais pas encore mais je
prie, j 'essai de m' aider a sortir de cette grande noirceur. Mon
petit chien Tobi ,ce petit ange que Dieu a bien voulu me donner
est mon fidèle compagnon, lui il me comprend,par
contre même que des fois, je trouve qu' il doit s' ennuyer
avec moimais
il reste quand même, fidèle hein. Bien plus que le
mari qui m'a changé pour un modèle plus récent.
Alors vous tous, où que vous soyez, envoyer moi des énergies
positives .Moi je peux le faire par la méditation, la prière
et j' aide beaucoup de gens malgré ma lamentable condition.
De
me rendre
utile c'est ce qui m'aide sinon à quoi bon rester ici sur
cette terre, on prend trop d' espace et d oxygène.
Continuons à vous battre comme je le vois ici par l'histoire
de Will et par tous les autres témoignager que j'ai lus...
Un
jour nous serons reconnus, non comme des menteurs mais comme des
guerriers.
Merci de m'avoir lu
.......................................
Merci
Frqançoise pour ce message très touchant, je te remercie
de m'avoir permis de le mettre ici avec les autres témoignages.
Tu
es un exemple de persévérence et tu as raison, un
jour, grâce à nos actions, nous serons reconnues avec
nos frères et soeurs souffrants comme des personnes courageuses
et qui méritent d'être soignées et respectées.
Amitiés
Will
.............................................
Nicole,
le 8 juin 2003.
Ma
chère Will, j'ai vécu la même chose que toi.
Ça fais déjà 16 ans que ça dure, même
maladie et je te pris de me croire j'ai passé par tous les
stages les plus répugnants
Je
m'en sors bien en ce moment mais je prends des pilules pour la douleur
par moments car le morale en prend un coup. Heureusement, mon ami
me comprend et il sait que je vie a mon rythme de vie et non dans
le rythme des autres .
Je
ne peux pas suivre personne; parfois je suis très malheureuse
mais je ne sais pas si je devrais dire cela mais ça fais
du bien d'entendre d'autres personnes comme toi .C'est pas dans
ma tête crime .Je souffre énormément et je suis
fatiguée presque tout le temps.
C' est dommage car je suis toujours coquette moi aussi et j'essaie
d'éviter de parler de ma maladie car les gens pensent que
nous aimons nous plaindre. Bien au contraire, s' ils savaient ce
que nous passons. Là je m'en fou je vis avec mon ami a mon
rythme et il me comprend le reste ne me mange plus mon énergie.
Le peu que j'ai, je la garde pour ma vie de couple et mes 2 grands
garçons qui vont encore aux études 22 ans et 23 ans.
J'ai appris avec le temps a dire non, c'est dommage mais c'est la
vie je l'ai pas demandé cette maladie .
Les gens me disent; Nicole tu as tout, quoi tu veux de plus ?
Crime
ma santé pas assez intelligent pour comprendre cela !
Moi
ça vient manger le peu d'énergie qui me reste !
Je
me sens toujours coupable de dormir mais je ne peux faire autrement
je profite des bons moments mais ils se font rares .
C'est
triste, j'ai maintenant 56 ans alors juste a te dire cela je me
sens soulagée. Est-ce possible, je pleure comme une madeleine
Bon
assez de parler de moi mais je te dis prends bien soin de toi et
va a tes limites ma chère .
Merci
de m'avoir écouté, ça fait du bien de trouver
quelqu'un qui me comprend.
Alors
continue et lâche pas; j'en fais autant et je prie pour savoir
quoi faire afin d'être mieux comprises par les gens qui nous
entourent.
xxxxxxxxxxxx
Nicole
...............................................
Merci
ma chère Nicole d'avoir accepté que je mette ton message
avec
les autres.
Maintenant
tu n'es plus seule et nous te souhaitons des jours meilleurs
......................................................
Réaction
suite a la lecture de son message...Nicole m'envoie ce petit mot
Merci,
mille bizou.
Je te dis je me sens comme une neuve aujourd'hui juste a pouvoir
m'exprimer sans me faire ridiculiser et me dire que ce sont des
douleurs enregistrer de 16 ans .
Crime
ils nous prennent pour des fou bizou xxxxxxxx

Ce
qu'Internet a fait pour moi...
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